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L'épidémie de violence contre les équipes médicales en Israël : panorama historique, causes et outils pratiques pour y faire face


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Violence contre le personnel médical

Les images et les reportages font depuis quelques années partie intégrante des journaux télévisés : un interne en médecine agressé violemment aux urgences de Beer-Sheva par un patient qui voulait passer avant son tour ; un chef des urgences de l'hôpital Meir giflé et aspergé d'un café brûlant par un accompagnateur en colère ; une infirmière d'une caisse maladie qui trouve la mort dans des circonstances tragiques après qu'un patient l'a aspergée d'une substance inflammable et y a mis le feu ; des médecins menacés à main armée par des proches exigeant une prise en charge immédiate. Le phénomène n'est pas propre à Israël — l'Inde a récemment connu de gigantesques manifestations à la suite du viol et du meurtre d'une médecin en formation, et des pays comme l'Italie ont commencé à poster des soldats armés dans les couloirs des hôpitaux pour protéger leurs équipes.

Le système de santé, qui est censé être un havre de compassion, de guérison et de sécurité, est devenu pour nombre de ses agents un véritable champ de bataille. Une étude approfondie publiée en 2021 par le ministère de la Santé et le ministère de la Sécurité intérieure, portant sur plus de 5 500 employés de centres de soins communautaires en Israël, a dressé un constat alarmant : 75 % du personnel a subi des violences verbales de la part de patients, et environ 55 % en a subi de la part d'accompagnateurs, au moins une fois au cours de l'année écoulée.

Le phénomène de violence à l'égard des équipes médicales en Israël n'est pas nouveau et remonte à de nombreuses années. Quels sont les facteurs systémiques et psychologiques qui l'alimentent ? Et que peuvent faire les équipes médicales face à cette situation ?

La violence dans le système de santé : racines du phénomène et son évolution

La violence envers les équipes médicales en Israël n'est pas un phénomène nouveau, mais la façon dont le système y fait face a connu des changements significatifs au fil des dernières décennies. Par le passé, les violences verbales et même physiques étaient souvent perçues comme une « fatalité du métier » ou une composante inhérente à l'épuisement professionnel, notamment dans les services d'urgence surchargés. Cependant, vers la fin des années 1990, le système a commencé à reconnaître qu'il s'agissait d'un échec stratégique.

En 1998 et en 2000, le ministère de la Santé a commencé à émettre des circulaires de direction générale instruisant les hôpitaux sur la manière de se préparer aux incidents de violence, exigeant la mise en place de dispositifs de sécurité organisés et de systèmes de signalement. L'une des premières avancées législatives sur le sujet est intervenue en 2011, lorsque la Knesset a adopté en deuxième et troisième lecture la « Loi pour la prévention de la violence dans les établissements de soins ». Cette loi a accordé pour la première fois aux directeurs d'établissements médicaux l'autorité officielle d'émettre une lettre d'avertissement et même d'interdire l'accès (jusqu'à six mois) à un patient ou un accompagnateur ayant commis des violences physiques ou verbales, ou des dégradations.

Mais la véritable rupture est survenue en mars 2017. L'infirmière Tova Kararo, que sa mémoire soit bénie, a été assassinée dans une agence de la caisse maladie Clalit à Holon, après qu'un patient l'a aspergée d'une substance inflammable et y a mis le feu. Ce tragique événement a provoqué une grève générale dans le secteur de la santé et conduit à la création d'un comité pour l'éradication et la lutte contre la violence dans le système de santé.

Les conclusions du comité ont proposé une approche multisystémique fondée sur la prévention, la dissuasion et le soutien organisationnel. Le comité a notamment souligné la nécessité de réduire les charges de travail, de concevoir des environnements de soins apaisants et de garantir la prévisibilité pour les patients en améliorant la communication et l'accessibilité à l'information. Au niveau du personnel, il a été recommandé de doter les agents de formations et de procédures claires, et de leur accorder un « soutien » institutionnel plein et entier — y compris la prise en charge par l'organisation du dépôt de plaintes auprès de la police, et la normalisation de l'interruption des soins en cas de violence. Enfin, pour déraciner la perception que « la violence paie », le comité a recommandé de créer une dissuasion efficace en durcissant les sanctions, en imposant des mesures à l'encontre des patients violents (notamment en affectant leur éligibilité future), et en éduquant et sensibilisant le public dès le plus jeune âge.

Puis est arrivée la pandémie de COVID-19. Au début de la pandémie en 2020, les équipes médicales ont bénéficié d'une reconnaissance publique sans précédent, accompagnée d'applaudissements depuis les balcons. Mais à mesure que la pandémie se prolongeait, la pression psychologique, les restrictions strictes, les confinements et l'incertitude ont conduit à une flambée des niveaux de violence. Des études ont montré comment ce stress se traduisait en violence envers les équipes chargées de faire respecter les directives du ministère de la Santé.

Aujourd'hui, le système fait face à une vague de violence agressive et persistante. On assiste à des cas de dégainement d'arme à l'intérieur des salles d'urgence, à des menaces sur la vie de médecins ayant traité des proches, et à de graves blessures physiques. L'étude gouvernementale de 2021 a brisé un autre mythe : la violence ne se cantonne pas aux seuls services d'urgence. Les centres de soins de proximité, les pharmacies et les cabinets de médecine de famille souffrent de taux de violence significatifs, tandis que de nombreuses cliniques manquent des mesures de sécurité les plus élémentaires, telles que des boutons d'alarme ou des agents de sécurité physiques.

Qu'est-ce qui pousse un patient à s'en prendre à celui qui tente de le soigner ?

Pour faire face au phénomène, il faut d'abord en comprendre les motivations. La violence dans le système de santé est composée d'un triangle de facteurs : l'état du patient, la dynamique interpersonnelle et les défaillances du système.

1. Défaillances systémiques et surcharge des infrastructures : La principale cause de violence, selon les témoignages des équipes elles-mêmes, est la durée des temps d'attente. Selon l'étude de 2021, environ 29,3 % des incidents violents résultaient d'une attente prolongée. Lorsqu'un patient souffrant, inquiet ou épuisé est contraint d'attendre des heures pour obtenir un service dans un système surchargé et sous-doté en ressources, il peut devenir frustré et violent. Environ 31 % des incidents violents résultaient de patients arrivés sans rendez-vous et souhaitant être reçus immédiatement.

2. Déception médicale et attentes non satisfaites : Environ 17,1 % des cas de violence dans les centres de soins communautaires proviennent du refus du personnel médical d'accéder à une demande spécifique du patient. Cela est particulièrement fréquent autour du refus de délivrer des ordonnances (notamment pour des analgésiques opioïdes, des médicaments psychiatriques ou du cannabis médical), du refus d'établir des arrêts de travail sans justification, ou du refus d'établir des orientations et des formulaires de prise en charge.

3. Détresse émotionnelle, troubles psychiatriques et usage de substances : Une autre source de violence réside dans l'état clinique du patient. Environ 19,5 % des cas sont attribués à une détresse psychologique du patient, et environ 8,1 % sont liés à l'influence de drogues ou d'alcool. Les patients dans des situations extrêmes, souffrant de douleurs aiguës, d'une anxiété existentielle pour leur propre sort ou celui de leurs proches, perdent leurs mécanismes d'autorégulation.

4. L'érosion du statut du médecin en tant qu'autorité : Si autrefois le statut du médecin était indiscutable et la société lui témoignait naturellement du respect, on assiste aujourd'hui à une érosion constante de cette autorité. L'accessibilité de l'information sur internet amène de nombreux patients à arriver avec un « diagnostic » déjà établi, ne voyant dans le médecin qu'un tampon encreur pour avaliser leurs volontés. Lorsque le médecin s'écarte de leur avis, la situation peut rapidement dégénérer en affrontement verbal et physique.

5. Les séquelles de la guerre et une hausse du taux de PTSD : La situation sécuritaire et la guerre prolongée ont laissé une empreinte profonde sur la société israélienne, conduisant à une forte hausse du nombre de civils et de membres des forces de sécurité souffrant de syndrome de stress post-traumatique (PTSD), d'anxiété et d'états de stress aigus. L'une des manifestations connues du PTSD est la difficulté à réguler ses émotions, une hypervigilance et un faible seuil de tolérance à la frustration. Pour un patient aux prises avec un traumatisme, des situations en apparence anodines — comme la promiscuité et le bruit en salle d'attente, un sentiment d'impuissance face à un système bureaucratique, ou la sensation de ne pas être entendu — peuvent constituer un déclencheur submersif. Dans ces cas, la violence ne provient pas du mépris ou d'une intention malveillante, mais de la détresse et de blessures « invisibles » qui n'ont pas encore cicatrisé.

Identification précoce d'un patient susceptible de passer à la violence

La violence en clinique survient rarement comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Dans la grande majorité des cas (environ 80 % selon les données hospitalières), il existe des « signes avant-coureurs » qui peuvent être identifiés afin de prévenir l'explosion ou de s'y préparer. Développer la compétence de « lire l'ambiance » est un outil indispensable pour tout membre du personnel médical. De nouvelles technologies tentent même d'automatiser ce processus grâce à une intelligence artificielle qui analyse les niveaux de stress dans la voix et le langage corporel des personnes présentes en salle d'attente. Mais tant que cette technologie n'est pas déployée dans chaque clinique, la responsabilité incombe au personnel.

Comment identifier la séquence d'escalade ?

Signes comportementaux et langage corporel :

Agitation motrice : Un patient ou un accompagnateur qui se lève et se rassoit à plusieurs reprises, qui fait les cent pas dans la salle d'attente, ou qui se présente au comptoir d'accueil à une fréquence anormalement élevée.
Invasion de l'espace personnel : Approche physique menaçante vers l'agent d'accueil ou le médecin, inclinaison par-dessus le comptoir, ou station debout collée à la porte de la salle de consultation.
Tension physique visible : Poings serrés, muscles du visage crispés, respiration lourde et rapide, regard fixe et concentré qui ne quitte pas un membre du personnel.

Signes verbaux :

Changements dans le volume et le ton de la voix : Élévation progressive de la voix, utilisation d'un ton exigeant, sarcastique ou méprisant.
Plaintes répétées : Répétition compulsive de griefs contre le système (« j'attends depuis deux heures », « personne ne fait attention à moi »).
Langage offensant et menaces voilées : Utilisation de grossièretés (même si elles ne sont pas adressées directement au personnel), menaces de déposer des plaintes, menaces de s'adresser aux médias (« je vais vous couvrir de honte sur les réseaux »), ou menaces physiques voilées (« tu ne sais pas à qui tu as affaire »).

Facteurs de risque circonstanciels :

● Une attente particulièrement longue ayant largement dépassé le délai du rendez-vous initial.
● Un grand nombre d'accompagnateurs pour un même patient (phénomène qui crée souvent un « effet de meute » et une surenchère d'agitation).
● Un patient connu du système avec un antécédent de comportement violent ou de dépendances.

La règle la plus importante dans l'identification précoce est de ne pas ignorer les signaux. Les recherches montrent qu'ignorer l'agitation d'un patient (dans l'espoir qu'il « se calme de lui-même ») conduit le plus souvent au résultat inverse et accélère l'escalade.

Créer un environnement médical sûr et apaisant

La prévention de la violence commence avant même que le patient rencontre le médecin. Elle réside dans la conception de l'environnement, les procédures de travail et la politique de l'établissement.

1. Conception environnementale et architecture préventive (CPTED) : Le ministère de la Santé préconise aujourd'hui de concevoir les espaces d'attente de manière à réduire l'anxiété et le stress. Le concept de Crime Prevention Through Environmental Design comprend un éclairage agréable, une musique d'ambiance apaisante et le maintien de la propreté des lieux. Au-delà de cela, des éléments de protection essentiels doivent être mis en place : création de postes d'accueil avec une barrière physique (telles que de larges vitres), installation de boutons d'alarme accessibles sous chaque bureau, et utilisation de portes pouvant être verrouillées de l'intérieur en cas d'urgence tout en permettant une sortie rapide du personnel.

2. Transparence et communication : L'incertitude est le carburant de la colère. Lorsqu'un patient sait pourquoi il attend et combien de temps il lui reste, son niveau d'anxiété chute. Il est recommandé d'utiliser des écrans numériques affichant les numéros de file d'attente, mais surtout — il incombe aux agents d'accueil d'informer proactivement les patients des retards imprévus (« le Dr Israéli est retardé en raison d'une urgence médicale ; l'attente sera prolongée d'environ une demi-heure. Nous nous excusons pour ce désagrément »).

3. Présence sécuritaire visible : La présence d'agents de sécurité en tenue visible (et dans les hôpitaux, de points de surveillance) constitue un facteur de dissuasion significatif. Dans les petites cliniques de quartier qui ne disposent pas d'un budget pour un agent de sécurité permanent, il convient de s'appuyer sur une liaison directe et rapide avec des patrouilles mobiles de sociétés de sécurité ou de la police, et d'équiper chaque employé d'une application mobile d'alerte.

4. Formation du personnel : L'empathie et les compétences en communication jouent un rôle critique dans la prévention de la violence. Les équipes médicales doivent suivre régulièrement des ateliers sur la qualité de service, la résolution de conflits et l'annonce de mauvaises nouvelles. Un médecin qui projette de la froideur et de l'impatience peut, sans le vouloir, enflammer une confrontation.

Comment les médecins peuvent gérer un incident violent

Il est impossible de prévenir tous les incidents violents. Dès lors, lorsqu'un patient ou un accompagnateur franchit la ligne et fait preuve d'agressivité verbale ou physique, il convient d'agir selon les principes de la désescalade et de la préservation de la sécurité personnelle.

Première étape : protection physique et sécurité personnelle

Distance de sécurité : Maintenez une distance d'au moins deux longueurs de bras entre vous et la personne agressive. N'envahissez pas son espace personnel, car cela pourrait être interprété comme une menace de votre part.
Voie de fuite : Ne laissez jamais un patient bloquer votre chemin vers la porte. Veillez à ce que votre bureau soit positionné de sorte que vous soyez plus près de la sortie que le patient.
Langage corporel non confrontationnel : Ne croisez pas les bras (cela envoie un signal de fermeture et de défensive) et ne pointez pas un doigt accusateur. Gardez les mains visibles à hauteur de la taille, dans une posture détendue. Ne tournez jamais le dos à une personne en colère.

Deuxième étape : désescalade verbale

Appel à l'aide : C'est le moment d'appuyer sur le bouton d'alarme ou d'utiliser le « mot de code » interne établi dans votre clinique pour signaler à vos collègues de faire venir la sécurité sans crier.
Ton de voix : Parlez d'une voix calme, posée et lente. N'essayez pas de parler plus fort que le patient. Souvent, lorsque vous baissez la voix, le patient est contraint de faire de même pour vous entendre.
Validation : Les personnes en colère veulent être vues et entendues. Utilisez des formules empathiques qui valident leurs sentiments sans cautionner leur comportement. Par exemple : « Je vois que vous souffrez beaucoup et je comprends votre frustration face à l'attente. Voyons ensemble ce que je peux faire pour vous aider maintenant. »
Évitez les disputes et les leçons de morale : Ce n'est pas le moment d'éduquer le patient ou de lui expliquer longuement les règles de la caisse maladie. N'utilisez pas des formules comme « Calmez-vous immédiatement » ou « Vous n'avez pas le droit de me parler comme ça » — ces phrases sont de l'huile sur le feu.
Fixer des limites claires mais respectueuses : Si la violence verbale se poursuit, posez une limite de façon factuelle : « Je souhaite vous aider, mais je ne peux pas poursuivre la consultation tant que vous criez et utilisez ce type de langage. Veuillez baisser la voix afin que nous puissions continuer. »

Troisième étape : rupture du contact en cas de danger physique

Si la personne soulève un objet, lève la main, ou menace de passer à des violences physiques réelles — mettez fin à la situation immédiatement. Quittez la pièce, verrouillez la porte si possible, et éloignez les autres patients de la zone de danger. Votre rôle est de prodiguer des soins médicaux, pas de vous comporter comme un membre des forces spéciales. Votre vie et votre intégrité physique priment sur tout. Laissez la maîtrise physique de l'agresseur aux agents de sécurité et à la police israélienne.

Après la tempête : l'importance du signalement et du soutien

L'une des données préoccupantes qui ressortent des enquêtes est la sous-déclaration au sein du système. De nombreux médecins et infirmiers qui essuient des insultes au quotidien ne prennent même pas la peine de les signaler, car ils les perçoivent comme « faisant partie du métier » ou avec le sentiment que « la police ne fera rien de toute façon » (seulement environ 9,3 % des cas recensés dans l'enquête sont signalés à la police, les autres étant réglés en interne dans le système).

Le signalement est essentiel pour deux raisons principales :

1. L'épuisement des voies légales et la dissuasion : Sans plainte officielle auprès de la police et du dispositif de sécurité de la caisse maladie ou de l'hôpital, les agresseurs récidivistes poursuivront leur parcours violent de clinique en clinique. De nouvelles lois permettent désormais d'éloigner les patients violents et même de leur refuser des soins dans la clinique spécifique où l'agression a eu lieu.
2. L'amélioration systémique : Les données statistiques sont le seul moyen pour les gestionnaires du système d'allouer les budgets de sécurité là où ils sont réellement nécessaires.

Outre le signalement, il ne faut pas négliger la prise en charge de l'agent victime. Un incident violent laisse des séquelles. Les enquêtes ont révélé que plus d'un tiers des victimes ont signalé une dégradation significative de leur qualité de vie après l'incident, l'apparition d'angoisses, un épuisement psychologique, et dans les cas extrêmes, des symptômes de PTSD et des pensées de quitter la profession. Les directions des établissements médicaux doivent fournir un soutien psychologique immédiat, un accompagnement, et assister l'agent tout au long de la procédure judiciaire le cas échéant.

Une bonne médecine commence par la sécurité personnelle

La violence envers les équipes médicales est une maladie maligne qui frappe au cœur même de la société israélienne. Elle nuit non seulement au médecin ou à l'infirmier qui reçoit le coup ou l'insulte, mais à l'ensemble des patients, dont la qualité des soins se dégrade lorsque le personnel travaille dans la peur et un épuisement constants.

La solution nécessite une mobilisation nationale : l'alourdissement des peines devant les tribunaux, un investissement massif dans la sécurité préventive de la part du ministère de la Santé, l'amélioration des infrastructures pour alléger les charges de travail, et la rééducation du public au respect envers les professionnels de santé. Parallèlement, les équipes médicales doivent se doter des connaissances, des outils et des compétences en communication qui leur permettront de détecter les situations à risque en amont, de les neutraliser dans la mesure du possible, et de se protéger en situation d'urgence. Une bonne médecine commence, avant tout, dans un environnement sûr.

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